SON PARCOURS …
« Depuis 2018, je travaille à Guyane Développement Innovation en tant qu'assistant technique du NumLab, le Fablab de l'Île de Cayenne. En parallèle, je réalise des courts métrages personnels que je publie sur ma chaîne YouTube et autodidacte, j'ai appris à créer des effets spéciaux (VFX). J'exerce également mes services en tant qu'auto-entrepreneur en post production et en VFX.»
Arjune, Singh
Je suis Arjune Singh, passionné de cinéma depuis mon plus jeune âge. Pourtant, j’ai fait un parcours académique classique. Après mon bac S, j’ai obtenu un DUT en réseaux et télécoms, suivi d’une licence professionnelle dans le même domaine. Depuis 2018, je travaille à Guyane Développement Innovation en tant qu’assistant technique du NumLab, le Fablab de l’Île de Cayenne. En parallèle, je réalise des courts métrages personnels que je publie sur ma chaîne YouTube et autodidacte, j’ai appris à créer des effets spéciaux (VFX). En 2021, j’ai été lauréat au concours de court métrage du festival La Toile des Palmistes. Depuis cette même année, j’exerce également mes services en tant qu’auto-entrepreneur en post production et en VFX.
Le métier de monteur vidéo / artiste VFX demande un mélange de compétences techniques, artistiques et organisationnelles. Il faut en effet maîtriser des logiciels de montage et VFX. Il est aussi important d’être créative et avoir de l’imagination. Il faut être rigoureux, avoir la capacité d’adaptation, être réactif, etc. Aujourd’hui, le métier de monteur vidéo est facilement accessible grâce à la multitude de ressources disponibles sur Internet et à des logiciels de plus en plus intuitifs. Avec de la pratique et du temps, il est tout à fait possible d’apprendre les bases et de progresser rapidement. En revanche, la création d’effets spéciaux nécessite un apprentissage plus poussé, une grande rigueur et une pratique intensive. Bien qu’il soit possible d’apprendre en autodidacte, des formations spécialisées existent pour approfondir ses compétences et obtenir un diplôme reconnu dans ces domaines.
L’inconvénient de ces métiers est le temps prolongé passé devant un écran, entraînant une fatigue visuelle, une surexposition à la lumière bleue et des douleurs aux poignées et au dos dues aux postures répétitives. Il est donc important de prendre des précautions pour éviter des problèmes de santé : faire des pauses, utiliser des équipements ergonomiques, adopter des postures adéquates, et pratiquer des exercices d’étirement pour réduire les tensions musculaires.
Grâce à mes compétences techniques, j’ai eu l’occasion de travailler sur un long métrage, « Transamazonia » de Pia Marais, en 2023. J’étais le data manager (DIT) pour ce tournage et je m’occupais des sauvegardes et synchronisations journalières des fichiers. C’était en effet ma première expérience sur un long métrage et un moment inoubliable. Grâce à mes compétences en effets spéciaux, j’ai fait connaissance avec une grande chaîne YouTube basée en métropole, Les Parodie Bros. J’effectue les effets spéciaux pour leur vidéo. C’est une très belle collaboration et je suis honoré de la confiance qu’ils m’accordent pour travailler sur leur projet.
Ce métier joue un rôle clé dans la post-production d’un projet audiovisuel. C’est formidable et intéressant de voir comment transformer des images brutes en un produit final captivant. C’est presqu’un art !
Si je pouvais travailler sur n’importe quel film, je serais ravi de pouvoir contribuer à la réalisation d’un film Marvel ou DC. Ces productions représentent un véritable défi, alliant techniques avancées et créativité sans limites, ce qui les rend passionnantes à concevoir. Bien que ce soit un rêve, je reste ouvert à toute collaboration, tant que le scénario me passionne. Cependant, je préfère ne pas travailler sur des films contenant des scènes de nudité ou faisant opposition à mes valeurs et principes.

